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Notre Chataigneraie

Dernière information

La pose des filets et donc la saison 2014-2015 a commencé début Septembre.

Pose des filets à chataigne en début de saison.

Notre activité

La production a longtemps été considérée comme une simple cueillette sauvage et non comme une production fruitière à part entière, aujourd’hui, la châtaigne est mieux reconnue, l’Ardèche produit entre 5000 & 6000 tonnes de fruits par an soit 50% de la production nationale, ce qui en fait le premier département producteur français. Huit mille hectares de châtaigneraie, sur 172 communes sont aujourd'hui entretenus mais celle-ci est bien plus vaste puisqu’elle s’étend sur 30 000 mille hectares dont une partie pourrait encore être reconquise. La châtaigne occupe la 3e place des productions fruitières du département , derrière les cerises et les pêches. Elle est souvent associée à l’élevage ou à la culture des petits fruits rouges comme les cerises, les framboises et les myrtilles. Elle procure par ailleurs un complement de revenus non négligeable. L’élevage de brebis de vaches et de chèvres est fréquemment associé à la production de châtaignes. La châtaigneraie offre une pâture ombragée ou les bêtes trouvent une nourriture variée et abondante tout en neutralisant les pouces d’arbustes indésirables.

À l’automne le pâturage est d’autant plus précieux que les vaches en nettoyant le sol facilitent les opérations de récolte. Lorsque celle-ci s’achève, les vaches retournent éventuellement en châtaigneraie pour croquer les fruits oubliés.

Elles ne doivent cependant pas abuser de cette gourmandise très riche dont elles sont particulièrement friandes, car de graves troubles peuvent survenir si les fruits sont gelés ou fermentés. C’est donc modérément que les vaches en consomment, toujours sous la surveillance de l’éleveur qui prend soin d’alléger leurs rations alimentaires durant cette période.

Il est difficile d’avoir une châtaigneraie d’un seul tenant, car le morcellement foncier est très important. Les parcelles sont donc souvent dispersées sur plusieurs communes parfois assez éloignées. Nous cultivons trois variétés de châtaignes sur une surface de cinq hectares (Combale, Commune et Merle).

Elagage

L’élagage des branches est délicat, il se pratique depuis le cœur de l’arbre et requiert un savoir-faire spécifique. Il est donc fréquemment confié à un élagueur professionnel. Cela consiste à rééquilibrer les arbres en les débarrassant des branches sèches. Les châtaigniers sont élagués tous les six ou sept ans, car l’opération est coûteuse. De plus, la châtaigneraie demande un important travail de nettoyage du sol pour évacuer le bois mort ainsi que les rejets qui se forment aux pieds des arbres et que nous ôtons toutes les années, c’est une tâche longue et fatigante en raison des fortes pentes.
En effet il ne s’agit pas uniquement de nettoyer le sol à l’automne pour faciliter la récolte, mais aussi et surtout de débarrasser les châtaigneraies à la fin de l’hiver, des bogues sèches, des feuilles, et des brindilles. Les déchets sont ensuite brulés ce qui empêche le développement d’éventuels parasites.

Récolte

La récolte s’échelonne, suivant la maturité des variétés, du 15 octobre à fin novembre, avant les premières neiges. Quand les branches de plus en plus lourdes commencent à ployer nous surveillons de prés nos arbres, attentifs aux conditions météorologiques qui peuvent compromettent une bonne partie de la récolte. Un brouillard peut avoir des conséquences irrémédiables, le fruit se décolle de la bogue, stoppant sa maturation.

La récolte débute une fois que tous les fruits d’une même parcelle sont au sol, car on ne fait aujourd’hui qu’un seul passage. En partie manuelle, la récolte est une course contre la montre qui demande endurance et expérience. À la fin octobre les journées sont nettement plus courtes et les conditions météorologiques se dégradent. Le froid, la pluie, le vent et les gelées matinales rendent non seulement les opérations pénibles, mais sont préjudiciables à la qualité des fruits. Or en dépit de l’impression qu’elle donne la châtaigne est très fragile. Un contact prolongé avec le sol, le gel ou simplement le froid, favorise la fermentation, les attaques de parasites et la pourriture. Le sanglier peut également causer de sévères dégâts, mais ce n’est pas l’ennemi le plus redoutable. En effet, l’homme est un autre prédateur particulièrement préoccupant, et les châtaigneraies sont trop souvent l’objet de vols caractérisés et de cueillettes sauvages très préjudiciables.

Récolte manuelle

Le travail commence au lever du jour, tantôt seul ou en couple. Certains utilisent des gants, d’autres travaillent à mains nu, ou plus rarement à l’aide de pinces nommées fourcoles. Les rendements varient approximativement de trois à dix kilos par heure en fonction de l’état de la parcelle (propreté du sol) et des conditions météorologiques qui sont décisives. Sur certaines parcelles la récolte peut aussi s’effectuer avec des filets parfaitement adaptés à notre châtaigneraie en pente, ils sont découpés sur mesure pour s’adapter au lieu. On les pose au sol avant la chute des premiers fruits, en prenant soin de relever les extrémités que l’on fixe à des piquets.

Lorsque tous les fruits sont tombés, on lève les filets et on les aspire avec une machine appelée aspirateur-débogueur.

Le filet présente plusieurs avantages, il limite le besoin de mains d’œuvres aux opérations de pose et de lever, et, de ce fait, allège le travail de récolte.

Il permet également de nettoyer la châtaigneraie, puisque les déchets recueillis en même temps dans les filets seront brûlés, cela permettra d’assainir la châtaigneraie car les larves des ravageurs seront détruites. Enfin les fruits ne sont pas en contact direct avec le sol car le couvert herbacé rehausse légèrement les filets, ils sont donc moins exposés à la fermentation.

Le trempage

Le trempage est une méthode naturelle du tri des fruits que l’on utilise, les châtaignes sont immergées dans des cuves d’eau durant dix jours. Ainsi les fruits secs, creux, ou colonisés par les pourritures et les parasites flottent à la surface et sont enlevés manuellement. Les autres, après dix jours de trempage sont retirés et mis à sécher pour pouvoir les stocker et les conserver dans un local aéré, cela permet une vente jusqu’au mois de janvier et nous permet de faire de la transformation, confitures ou châtaignes au naturel, après la récolte lorsqu’il y a moins de travail.

Sa localisation

Nous nous situons au coeur de l'Ardèche en rhones-alpes, au sein d'une nature préservée, dans le parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche. Notre châtaigneraie est située sur la commune de Saint Jean Chambre (07240). Un petit village ardéchois atypique de 253 habitants (2010) pour une superficie de 15,26 km2. 

Son histoire

Depuis maintenant 25 ans nous cultivons la châtaigne et depuis trois ans nous la transformons. Notre châtaigneraie s'étend sur plus de cinq hectares divisés en quatre châtaigneraies. Nous avons décidé de créer ce site internet pour vous faire découvrir et partager notre passion ainsi que nos produits transformés. Bien que nous n'ayons pas encore le label "Agriculture biologique", nous n'utilisons aucun produit chimique. Nous récoltons environ sept tonnes de châtaignes par an, nous disposons en plus de cette activité d'une exploitation agricole (vaches allaitantes ). La châtaigneraie représente qu'une petite partie de notre activité annuelle.

Calendrier d'activités

Voici un petit calendrier de nos travaux sur la chataigneraie au cours de l'année :

Aout - Septembre : Débroussaillage des châtaigniers (à la débroussailleuse car nos châtaigneraies ont un dénivelé important).

Septembre - Octobre : Pose des filets au sol.

A partir du 15 octobre : Début de la récolte.

Les châtaignes fraiches sont disponibles à la vente du 20 Octobre jusqu'aux fêtes de Noël.